Le superviseur bancaire à l’affut des risques climatiques ?
C’est désormais une certitude : la Banque Centrale Européenne est disposée à frapper au portefeuille les banques les moins actives dans la gestion de leurs risques climatiques et environnementaux.
L’institution avait donné aux grandes banques de la zone euro jusqu’en mars 2023 pour mesurer leur degré d’exposition à ce type de risques, avant d’entamer dorénavant un cycle de sanctions.
D’après Bloomberg, non moins de 4 Etablissements bancaires risquent de des pénalités face à l’insuffisance de leurs dispositifs (dont une banque italienne et une banque allemande), qui pourraient s’élever jusqu’à 5 % du revenu moyen journalier d’une banque.
Les montants en cause sont abordables pour les banques mais hautement symboliques.
Une logique de montée en puissance ?
Il s’agit, pour le secteur, d’une course contre la montre qui s’est enclenchée : la première étape consiste à identifier l’impact du dérèglement climatique sur la solvabilité de l’Etablissement, au travers de ses expositions, et des pays concernés. La deuxième étape doit permettre l’intégration de ces facteurs dans la gouvernance, et dans la gestion des risques.
Une montée en puissance financières (pénalités) est prévue pour les récalcitrants, au grand dam des Etablissements européens, qui craignent de facto une distorsion de concurrence avec leurs homologues américaines qui ne sont pas soumis à ces contraintes.
Les astreintes financières pour chaque jour d’infraction pourraient ainsi aller jusqu’à 6 mois en cumul.
« Parce que vos Biens ont une Valeur »
Gérard FISCHER, Crédit Municipal Strasbourg